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Général
Un blog qui parle d'un stage au japon à tokyo
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Ça y est, cette fois-ci, c'est parti !
À l'heure ou j'écris ces lignes, nous sommes déjà le vendredi 2 avril, de l'an de grâce 2010. Revenons donc un peu en arrière que je vous raconte mon depart.
Il environ 19h30 quand je me dirige vers les portes d’embarquement. Les passagers peuvent embarquer depuis normalement 10 minutes, le vol partant 1 heure après. Sauf qu’il n’y a pas de quoi monter dans l’avion (la passerelle se metant en place)... Bref, nous embarquerons finalement à 20h35 environ, soit environ 1/4 d’heure après le début officiel du vol , ça s’annonce bien avec Air China ! Dans l’avion, je me retrouve sur le côté de la rangée centrale, qui fait 4 sièges de large, avec 3 autres français avec moi. Il y a G. et Y., deux copains de mon âge plus ou moins, qui partent 5 jours à Tokyo, et 5 autres à Pékin. Et à l’autre bout, C., qui part 3 mois en Thaïlande.Le vol en lui-même était classique : bouffe dégueulasse, juste à côté des toilettes donc le must pour dormir, et près des ailes ; on ne peut rêver mieux ! Mise à part ça, il n’y a pas grand chose d’autre à dire. La suite est plus épique.
Nous sommes arrivés à 13h avec 40 minutes de retard, ce qui a été super chaud pour prendre la correspondance pour Tokyo. En effet, la vol partant de Pékin était à 13h25 je crois. En plus, en sortant de l’avion, j’ai attendu avec G. son ami. Sauf qu’on a attendu 5 minutes pour rien car Y. était parti devant, et lui aussi nous attendait à un autre endroit. Le coup classique quoi ... On a donc du cavaler dans l’aéroport international (qui est immense au passage). Sur le chemin, il y avait des chinois avec un bout de carton où était inscrit notre prochain vol, un peu comme un jeu de piste. Au milieu du chemin, on nous a arrêté et on nous a dit de monter dans un petit véhicule électrique. C’ était énorme parce qu’il allait plutôt vite. Bien sûr une fois monté, le type nous demande de la thune. Le prix était inscrit en yens et c’était une misère, mais compte tenu du taux de change et des frais supplémentaire que ça lui coûtait, il n’a pas voulu de ma pièce de 2 euros, j’ai du raquer 1 de plus (sont forts ces chinois). Ensuite, l’embarquement s’est bien déroulé, et à peine installé, l’avion à décollé.
Deuxième partie du vol.
Après 11h de vol, où j’ai totalisé au moins 47 minutes de sommeil, j’espère en avoir un peu plus là. Je me retrouve à côté d’un chinois et d’une jeune femme des pays nordique vu les caractères étrange de son bouquin. J’ai pas mal conversé avec le chinois alors que j’ai pas décroché un mot à l’autre. J’ai réussi à dormir une bonne heure sur les 3 heures de vol. Il faisait quasiment nuit quand nous sommes arrivé, vers 18 heure quinze. Je n’avais pas vraiment l’impression que l’on était au Japon quand je marchai dans les couloirs de l’aéroport. Mais dès que j’ai vu qu’il y avait des bambous sur les murs en guise de décoration, j’ai changé d’avis. Tout de suite, j’ai remarqué une chose que je connaissais déjà sur le Japon, c’est la multitude d’emplois que je qualifierai de « à la con » (au moins ça fait tourner l’économie). Petit listing non exhaustif : en sortant de la passerelle, on trouve une personne qui nous fait des courbettes en continu « yôkoso » : bienvenue au Japon. Ensuite il y a une personne pour nous guider dans les files : étranger ou japonais. Il y en a une autre qui vérifie qu’on ne dépasse pas la file d’attente, une autre qui vérifie nos tickets d’embarquement, une qui nous guide vers les guichets pour présenter nos passeports, etc. C’est comme ça partout, et ça ne change pas dans Tokyo. Au moins on est sûr d’être bien accueuilli
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Après avoir récupéré ma valise (intacte : ouf), direction les guichets pour acheter un billet de train. En effet, comme tout aéroport international qui se respecte, il est foutu à au moins 40 kilomètres de la ville. Au guichet, j’ai le choix entre le train classique et l’express, qui s’arrête nulle part entre Narita et Tokyo. Etant déjà bien crevé, j’ai lâché 3000 yens pour l’express (23 euros), le train classique coûtant, lui, 1100 yens (8,5 euros).Vient alors l’épreuve du feu pour moi : affronter le métro tokyoïte. C’est juste hyper grand, avec encore pas mal de monde à 20h. J’ai pris mon temps pour ne pas me perdre parce que je devais faire un changement de ligne pour arriver à la Guest House. Les Guest House ne sont pas comme des auberges de jeunesse, enfin, je ne pense pas, parce que j’ai jamais mis les pieds dans une auberge de jeunesse. L’idée que je m’en fait c’est comme dans le film « L’auberge espagnole » (on a les références qu’on mérite hein). Bref, en demandant mon chemin aux passants, j’ai pu arriver à bon port. L’accueil des japonais est sans faute en tout cas, c’est vraiment surprenant. Ils ont un niveau d’anglais assez correct. En tout cas pour les questions comme « je veux aller là bas » en montrant mon plan imprimé sur googlemap. Il y a même un japonais qui m’a accompagné, et m’a dit : « maintenant, c’est par là bas, dans deux rues » (je traduis ho, il parle pas français bien sûr).
The Guest House.
Victoire mes amis ! La Guest House est en fait le 4F d’un building (4 floor = 3ème étage en France). Il y a 6 chambres, 2 de 6 tatamis et 6 de 4,5 tatamis. Mais là, premier problème : mon téléphone est déchargé et de toute façon il ne capte rien. J’ai toqué à une porte de l’étage, à côté de ma future chambre, et un américain m’a ouvert. Le soulagement : quelqu’un dont l’anglais est la langue maternelle. Il a été super cool car il m’a prêté son téléphone pour appeler M. Kiyomura. M. Kiyomura est le gérant de l’étage. Il parle aussi bien anglais que moi parlant japonais (bon, peut être pas, mais son anglais est vraiment horrible). Au bout de 5 minutes de baragouinage, j’ai réussi à comprendre que quelqu’un allait venir dans 30 minutes, devant la Guest House. Vers 21h30 donc, un type se pointe. Il me demande mon passeport pour faire une photocopie. J’avais un peu peur qu’il se barre en courant, mais il est revenu 1 minute après être allé je ne sais pas où (je suis resté sur les marches en attendant). Et là, second problème de la soirée : il veut que je lui paye 1 mois de loyer en entier. Le jeune ne parle quasiment pas anglais alors je commençais à flipper un peu. Je pensais que le versement des 30000 yens était une garantie suffisante, mais faut croire que non. Du coup, retéléphone au gérant, où j’ai rien capté encore une fois. On a conclu que je le retrouvais le lendemain, à 16h à son bureau, où je lui verserai le reste du loyer (38000 yens), en plus des 5000 yens que j’avais dans la poche.
Après cela, on est monté dans l’appart, et j’ai visité ma suite royale. Alors en effet, 6 tatamis c’est pas beaucoup, ça fait 9,78m². Il y a un lit surperposé, une tv qu’on ne peut pas allumer parce que le cable est trop court, un frigo sous le lit, un petit bureau. En haut, on trouve deux grandes étagères où j’ai pu mettre toutes mes fringues. Il y a aussi une penderie. J’ai même un petit balcon sur le coté, qui doit presque faire son mètre carré (la classe hein). Par contre, le gros gros soucis de cette colocation, c’est la cuisine : ya quedalle. Il y a 3 plaques électriques, un micro-ondes, un évier, et c’est tout ! Il n’y a aucun ustensile de cuisine, pas de quoi faire chauffer de l’eau pour bouffer des nouilles lyophilisées putain ! Là, j’avais un peu les boules quand j’ai vu ça. Du coup, je suis allé me coucher parce que j’étais trop mort, et ô surprise pour terminer la jourée, mon lit est constitué d’une bonne planche de bois recouverte par deux matelas, et une couette. La nuit va être longue ...Mise à jour :
Voici une vidéo de ma chambre, prise avec mon APN :
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Le matin
La nuit n'a pas été si longue que ça ... (ce billet raconte la journée du jeudi 1er avril). Le décalage horraire n'a pas vraiment aidé j'ai l'impression. Couché à minuit, réveillé à 4h et demie du matin : ouch, ça pique. J'ai essayé de me rendormir pendant 2h mais la planche de bois me casse le dos. De plus, vers 5h on voit déjà assez clairement dans ma chambre, parce que la porte vitrée qui donne sur le balcon n'a pas de rideau. Bon, ça ça va encore, parce que dans mon précédent appartement, je me suis habitué à ne plus dormir dans la nuit noire. J'ai rendez-vous à 1:00 pm avec Kitamoto-Sensei (sensei = professeur) (Ils utilisent la notation américaine pour les heures).
Ci-dessous ce que je vois dans l'après-midi, pas à 5h du matin, faut quand même pas déconner :Je me suis donc levé de très bonne heure, et j'en ai profité pour tester la cabine de douche. Le truc, c'est que la douche est payante, 200 yens à chaque fois, pour quinze minutes d'eau chaude. C'est une astuce pour avoir des charges basses je crois. Je paye normalement 7000 yens par mois pour l'eau (froide), l'électricité, Internet, soit 54 euros au cours actuel. J'ai fait alors un rapide calcul, 200 yens par jour x 30 jours = 6000 yens par mois pour la douche = 47 euros ! Rien que ça
! Je n'ai pas encore fait mes comptes, mais je vais peut être pas en prendre une tous les jours (histoire d'entretir la réputation que les français se lavent pas). Bref, mise à part qu'elle est payante, eh bien elle est plutôt classique quoi.
La toilette étant faite, je suis donc parti en exploration. J'ai fait le tour du quartier et j'ai observé les alentours. Les rues sont vachement étroites dans mon quartier. Il y a l'air d'avoir pas mal de rues à sens unique. Il y a bien sur des grands boulevards avec 2x2 ou 2x3 voies. J'ai remarqué aussi qu'il y a l'air d'avoir une autoroute surélevée dans le centre ville. Tout semble gigantesque, et Nantes fait vraiment ville de campagne à côté (je ne parle même pas du Pellerin ^^). À un détour, j'ai aperçu en plein coeur un petit temple, avec plein de petites inscriptions en vente, sur des panneaux en bois de quelques centimètres carrés. Cela doit pour la bonne fortune ou quelque chose dans le style. Je commençais à avoir un peu faim alors je suis allé vers un "Combini", un magasin ouvert 24h/24 pour faire ses courses. C'est pas super grand, et ya pas beaucoup de choix, mais il y en a vraiment partout, et il y a différentes enseignes aussi. Là-bas, j'ai acheté une espèce de pancake. Comme j'arrivais pas à déchiffer les katakana - ils me disaient rien - je l'ai quand même acheté. Grosse erreur, en fait c'était un pancake au sirop d'érable et à la margarine. Horrible. Me sentant un peu fatigué, je suis retourné me coucher quelques heures. Ce coup-ci, le lit un peu spartiate m'a pas gêné, et j'ai fait un gros dodo jusqu'à midi.
Vidéo présentant ce que je vois depuis mon balcon :Rendez-vous au NII
Je me suis laissé une heure pour aller jusqu'au boulot. Comme je n'ai que 2 stations de métro à prendre, et à marcher sur 200m d'après mon plan, ça me laisse de la marge. Et en effet, en prenant mon temps, je suis arrivé devant le bureau de mon prof à moins le quart. Le quartier où je travaille ressemble à un quartier d'affaires, où l'on voit d'innombrables buildings de 20 à 30 étages je pense. Le NII (National Institute of Informatics) fait partie du building du National Center of Science, mais d'après ce que j'ai lu dans l'ascenseur, il doit y avoir que 2 ou 3 labos dedans. Le bureau de mon professeur se situe au 19 étage, et de là haut, on a vraiment une superbe vue ! C'est un building tout neuf et ultra moderne.
J'ai donc rencontré mon professeur et son assistante, respectivement KITAMOTO Sensei, et KIYOKAWA San (san c'est pour Monsieur, Madame, Mlle). On a parlé un peu de tout et de rien pendant une heure. J'en ai profité pour leur donner les cadeaux que j'avais apporté, à savoir une bouteille de rouge (St Emilion, attention les yeux) et des chocolats de Nantes (Castelanne). Ils étaient très contents on dirait, mais sont-ils parfois mécontent, ou disent-ils jamais non ? Je me demande ... À 14h je suis parti avec Kiyokawa-san et nous avons descendu d'un étage. Là se trouve l'administration. J'ai rempli quelques papiers. C'était marrant parce qu'ils étaient 3 autour d'une table pour me parler. Enfin, yen a qu'une (ah oui, il n'y a que des femmes, et un seul mec, qui est le boss si j'ai bien compris, le cliché) qui parlait, le boss parle très mal anglais, et l'autre était en support au cas où il y aurait incompréhesion. Je leur ai demandé si je pouvais avoir la thune aujourd'hui parce que je devais payer mon loyer à 16h. Et la réponse fut niet. Oups, là je suis un peu dans la merde.
Une fois ces formalités terminées, je suis remonté au 19ème et j'ai retrouvé mon prof et sa secrétaire. Je leur ai expliqué le hic à propos de la thune mais ça n'avait pas l'air de plus les déranger que ça. Kiyokawa-san m'a emmené au douxième étage, là où se trouve les bureaux des étudiants. Je suis dans un espèce d'open space. Il y a deux grandes pièces où sont confinées les étudiants, et chaque pièce peut contenir au moins 20 à 25 étudiants. Pour le moment, il doit y avoir 15 personnes je dirais. Il y a toutes les nationalités, mais les français sont en force. J'ai aperçu Olivier, de l'université de Nantes, qui suit le Master ORO (bouuuh les ORO, bouuuh). Il y a 2 autres français qui viennent d'une école d'ingénieurs de Lyon si mes souvenirs sont bons, et encore deux autres mais je sais plus d'où. Sachant qu'il va y avoir Brian (je penais qu'il arrivait un jour avant moi, étrange), je ne risque pas d'oublier ma langue maternelle
Les présentations étant finies, je suis remonté au 19ème et j'ai insisté sur le fait qu'il fallait que je paye absolument mon loyer aujourd'hui. Kitamoto-sensei a alors regardé sur le net l'adresse des bureaux gérant la guest house, et leur à téléphoné. J'ai pas compris ce qu'il a dit à Kiyomura-san (le gérant) mais apparament il fallait bien que je paye le mois en entier le premier jour. Comme j'avais déjà versé un accompte de 30000 yens, et que le loyer est de 63000 par mois, je devais encore payer 33000 + 5000 yens (il y a 10000 yens pour le nettoyage et la comission quand on se barre, et j'ai versé 5000 yens hier). Mon prof lui a aussi dit que j'allais être en retard parce qu'il était déjà 15h45. En effet, j'ai pas mal parlé avec tous les étudiants lors de la visite de mon bureau. Du coup, Kitamoto-sensei m'a proposé de payer le loyer à ma place ! Le truc de ouf. On est alors allé à un distributeur près du métro que je devais prendre pour aller au bureau de la guest house, et là il y a dû retirer 80000 yens d'un coup (630 euros). Il m'en a donné 40000 pour le loyer, et m'a proposé le reste pour payer ma bouffe vu que je n'ai pas encore été payé. Devant tant d'initiatives du prof, je ne savais pas quoi dire, je me sentais vraiment bizarre. Je n'ai pas osé tout prendre, je me suis contenté de 10000 yens (80 euros). Au moins, ça va me forcer à vivre avec peu pour le week-end, et à apprendre à gérer toutes ces sommes en liquide.
Après l'avoir remercié au moins 2 fois pour toute l'aide qu'il m'a fourni, j'ai pris le métro et je me suis dirigé vers le quartier Roppongi. J'ai eu un peu de mal à trouver les bureaux, mais une fois encore, avec un plan et quelques mots de jap hésistant, n'importe qui vous aide. Après, je suis rentré à la maison et je me suis reposé un peu. Je n'ai rien fait de spécial le soir. N'ayant toujours pas de quoi manger, je suis sorti dans le quartier, et j'ai mangé dans un restaurant cambodgien. J'ai eu un repas très copieux pour tout juste 1000 yens, ce qui me semble vraiment pas cher. Et en plus c'était super bon
Ci-dessous, les 4 vues de mon quartier, ainsi que mon immeuble :
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Samedi : Akihabara
Ce week end, comme il ne faisait pas très beau, je ne suis pas allé voir les cerisiers en fleur. Aller voir les cerisiers (sakura) et boire du saké en dessous est paraît-il très typique. S'il fait beau la semaine prochaine, je tacherai d'y faire un tour après le boulot. En revanche, samedi, je suis allé faire mon touriste dans le quartier d'Akihabara. Cet endroit est le paradis pour tout geek qui se respecte. C'est le quartier où l'on peut acheter toute l'électronique possible et imaginable. J'ai choisi d'y aller en premier pour une bien plus noble raison (z'avez vu la défense) : je devais trouver un adaptateur électrique pour mon portable et mon APN.
J'ai donc emprunté le métro (je commence à bien m'y faire maintenant) comme tout le monde, et je suis arrivé dans le quartier. J'ai demandé aux passants où je pouvais trouver un "Bic Camera" : un gros magasin d'élecronique. On m'a montré un espèce de gros immeuble et on m'a dit d'aller là-bas. Ce n'était pas celui que je cherchais mais ça revenait au même. Il s'agit de "Yodobashi Camera". Pour vous représenter le truc, vous prenez la Fnac de Nantes, mais vous imaginez mainteant qu'elle est 2 fois plus grande par étage. OK ? Et là, eh bien vous ajoutez 5 étages de plus, oui oui (7 étages quoi). Sur les 6 premiers étages on trouve tout ce qui est électronique, PC, pièces détachées, électroménager, cd & dvd, livres, téléphones. Au 6ème je crois, ce sont des restaurants, et au dernier étage des magasins de vêtements et je ne sais plus trop quoi d'autre. Bref, un magasin classique pour une ville comme Tokyo ^_^J'ai réussi à trouver mon adaptateur au bout d'un moment, et il coûte la misérable somme de 180 yens. J'ai payé plus cher en métro ... Je pensais que cette virée allait être rapide, mais il y a tellement de monde partout qu'on piétine, et qu'il est difficile de s'y retrouver. Heureusement, les vendeurs sont toujours prêts à vous aider. Ils ont parfois un brassard. Sur certains, on peut lire English, ce qui veut dire que le vendeur est capable de vous aider dans votre périple.
J'ai pris quelques photos et vidéos à l'intérieur avant de me faire halpaguer par un vendeur. On n'a apparement pas le droit d'en faire. Pour me dire d'arrêter, ils font un geste en croix avec les bras.Et deux courtes vidéos :Dimanche : Shibuya
Le lendemain, je suis allé dans un autre quartier de Tokyo, qui s'appelle Shibuya. Ce quartier se situe au sud ouest par rapport à là ou j'habite, tandis qu'Akihabara se trouve à l'est. Mais je n'y suis allé que l'après-midi, à partir de 15h. Le matin, je me suis fait plaisir, je suis allé dans une boulangerie française. Je l'avais repérée l'autre jour lorsque je suis sorti du métro par l'autre bout. Le métro est tellement grand que lorsqu'on se gourre de sortie, on est paumé quand on fout la tête dehors. Du coup, en regardant sur un plan et en revenant sur mes pas, je suis passé devant une boulangerie. J'ai décidé de la tester, en tant que pur français de souche, et amateur de croissants ! Alors, verdict, hein hein ?! Croissant : 17/20, Pain au chocolat : 15/20. Le chocolat était bon, mais a un goût légèrement différent de ce qu'on fait en France. Et puis le pain recouvert d'amandes effilées, non mais ça va pas autant d'extravagance
. Bon c'est pour déconner bien sûr, c'était très bon, et puis pas beaucoup plus cher que ce que l'on trouve en France.L'a
près-midi, je suis allé visité Shibuya avec une de mes colocs, Tomomi. Tomomi est une japonaise qui est arrivée depuis 1 mois dans cet immeuble, et qui a toujours vécue à Tokyo. Elle s'est installée ici parce qu'elle est très proche de son travail. Elle travaille dans le "networking architecture" (utilise Linux et compagnie) si j'ai bien compris, et dans une compagnie d'assurances. Lorsque la veille, je lui ai demandé où je pouvais trouver une étagère et quelques ustensils à pas cher, elle m'a dit d'aller à Shibuya. Et comme elle ne devait pas avoir grand chose à faire aujourd'hui, elle s'est jointe à moi. Encore un point pour l'hospitalité japonaise.Elle a vraiment été d'une grande aide pour me guider à travers le quartier pour me montrer un 100 yens shop et traduire aux vendeurs ce que je cherchais.C'est un magasin fourre-tout (sur plusieurs étages, la routine quoi) où tout est à prix discount. J'ai ainsi pu obtenir une étagère style japonais classique de 50cm de haut pour une bouchée de pain, et idem pour une bouilloire pour pouvoir faire des ramens. Bon la qualité est pourrie, mais bien suffisante pour ce que j'ai besoin de mettre dessus. Comme je n'ai toujours pas été payé, je n'ai pas claqué la thune qui me reste dans des bols, couverts, etc. Je vais y aller étape par étape.
Les magasins sont tout le temps ouverts par ici, et le dimanche ça grouille vraiment de monde de partout. C'est assez hallucinant de voir une foule aussi dense, surtout aux carrefours où tout le monde traverse en même temps. Ca fait vraiment marrée humaine par moments. Shibuya est l'endroit idéal pour aller faire son shopping car on y retrouve quantités de magasins. Même du H&M !
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Eh oui, cela fait maintenant une semaine que je suis arrivé à Tokyo. Je commence à prendre mes marques petit à petit. Déjà, pour le matelas, j'ai trouvé la solution ultime du pauvre : j'ai replié chaque couette sur elle-même, doublant ainsi l'épaisseur totale du matelas. J'ai eu l'idée de cela la deuxième nuit, et depuis, je dors (presque) comme un bébé. N'étant pas complètement un touriste, je dois me rendre tous les jours au NII pour effectuer mon stage. Enfin, ça c'est la théorie, en pratique, je n'ai pas d'heures fixes, car le bâtiment est ouvert 24h/24. Mais je préfère malgré tout avoir un rythme de vie normal, à la française quoi
. Du coup, 9h30 - 17h30 me convient assez bien. Cette première semaine n'est pas vraiment chargée en boulot pour moi, grâce à mon tuteur vraiment cool.
En effet, pour le moment, heuu, bah je n'ai rien à faire, mon professeur ne m'ayant encore assigné sur aucun projet. Il réfléchit toujours sur lequel il va m'assigner. De plus, lundi est arrivée une étudiante canadienne d'origine chinoise, avec son maître de stage (qui ne reste que 2 semaines). Je suis allé les rencontrer dans le courant de l'après-midi, après une petite réunion. Le professeur canadien est très motivé la faire bosser dans de la synthèse d'images, et plus spécialement dans le rendu de broderies chinoises et japonaises. D'après ce que j'ai compris, si je devais être assigné sur ce sujet, mon rôle serait situé en amont : je devrais alors extraire des informations pertinentes de photographies de broderies, pour en construire un modèle logique. Et grâce à ce modèle, Xinling devra générer des images de broderies. Le but est de reproduire les photos au final. Tout ça c'est bien beau, bien compliqué comme il faut, mais ça n'a pas l'air d'être la super extase. Bref, je verrais bien lundi car il y a une réunion de planifiée toute l'après-midi avec mon professeur et tous ses stagiaires. D'ici là, je dois concocter une présentation, et dire ce que j'ai réalisé au cours de mes précédentes années scolaires.Voici la vue que j'ai de mon bureau, au 12ème étage :
Ce midi, je suis allé retrouver un pur produit de l'impérialisme américain : un McDonald. Ah lala, si vous saviez à quel point ça peut être agréable de manger autre chose que du riz et des pâtes pour une fois
. Le goût ne m'a pas semblé différent de ceux que l'on peut trouver en France. Bon, je ne suis pas un accro au McDo aussi, donc il y a peut-être quelques subtilités qui m'ont échappées. Comme ce matin j'ai vu qu'il faisait super beau, j'en ai profité pour prendre mon appareil photo, et je me suis dirigé vers le parc du palais impérial, situé à deux pas de mon boulot. Je n'ai visité qu'une petite partie du parc mais on peut déjà avoir quelques photos correctes.
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Mais avant cela,
Samedi, j'ai passé ma journée dans les rues de Tokyo. J'ai en effet fait l'acquisition d'un vélo d'occasion qui m'a pas l'air trop pourri. Il m'a coûté seulement 3000 yens (24 euros), mais ça n'a pas été simple pour que je trouve le lieu de rendez-vous, et le retour a été ô combien pire.
J'ai trouvé cette bicyclette sur un site dédié aux étrangers à Tokyo. On s'était donné rendez-vous à la station Oimachi, soit à l'autre bout de la ville, et bien au sud de chez moi. Le trajet fait environ 10 km (d'après googlemaps), donc ce n'est même pas la peine d'éviter le métro ou le train ! Je suis parti pourtant bien en avance, mais je me suis paumé à l'aller, et j'ai du faire demi-tour pour prendre une ligne de train après le métro. Sauf qu'il faut sortir du métro, et aller à la gare, ce dont j'avais aucune idée. Par chance, je suis tombé sur un couple qui se rendait à Oimachi eux aussi, et j'ai eu juste à les suivre. Je suis arrivé au lieu de rendez-vous avec 25 minutes de retard, et le type allait partir. Je ne m'attendais pas à ce qu'il me donne en plus une pompe. Ca m'emmerdait un peu parce qu'elle tenait super mal dans le panier situé à l'avant du vélo. J'ai galéré avant de me décider d'acheter un truc à manger, pour obtenir un sachet en plastique, et ainsi la fixer comme un barbare au vélo.Je n'ai pas pris mon appareil photo hier, donc malheureusement, vous n'aurez pas de photos de la ville, mais bon, ce n'est pas ce qu'il y a de mieux à retenir. La ville semble vraiment interminable par contre, parce que j'ai du mettre 1h30 pour faire ces 10 km. Le truc, c'est que les vélos roulent sur les trottoires à Tokyo. Certes, ils sont larges et tout, mais un samedi après-midi, c'est aussi très peuplé ! Au moins je sais à quoi m'attendre maintenant lorsque le week-end je prendrai mon vélo pour aller me balader. Une heure et trente minutes, ça peut paraître long, mais quand on ne connait pas la ville, c'est correct. Je me suis arrêté un nombre incalculable de fois pour demander mon chemin, ou juste pour regarder attentivement les panneaux routiers. Ces derniers sont parfois plus fiables que les japonais, parce qu'ils n'ont pas l'air de connaître leur ville. Leur quartier, ok, mais le reste faut pas trop y compter. Cela doit être du à la taille de la ville je pense. En rentrant, j'ai regardé sur une carte détaillée, et je n'ai pas trop fait de détours (je n'ai pas fait une ligne droite non plus ...)
La promenade du dimanche
Avant de retourner dans le parc du palais impérial, je suis aller me recueillir quelques instants dans le petit temple à côté de chez moi. C'est un endroit très calme et reposant, et bien sûr typique.
Il faut savoir que ce n'est pas vraiment le parc du palais impérial que j'ai visité, celui-ci est interdit au public. En fait, il n'y a pas vraiment un seul parc non plus. Il y en a 4, même s'ils sont tous collés les uns aux autres. Celui de l'empereur s'appelle Fukiage. J'ai longé ce parc en premier, parce que lorsque j'emprunte une rue de mon quartier, je déboule dessus, à peu de choses près. Il restait encore pas mal de fleurs de cerisiers, mais elles étaient déjà beaucoup moins denses : cela se voit sur le sol d'ailleurs.
Ensuite, j'ai emprunté la route qui traverse le parc d'est en ouest, et séparant le parc Fukiage (sud ouest) et le parc Higashi (sud est) des deux autres. Ces derniers sont les parcs Chidorigafuchi (nord ouest) et le parc Kitanomaru (nord). Le parc Kitanomaru est vraiment petit, je ne comprends pas pourquoi il mérite le nom de parc, car il pourrait très bien être rattaché au Chidorigafuchi.
Sur le bord de la route, le début du parc Chidorigafuchi :
Au coeur du parc Chidorigafuchi :
Le parc Higashi :
Ce parc est très grand mais comparé à celui du palais impérial, ce n'est pas si grand que ça. D'après ce que j'ai vu, le parc Fukiage semble faire le double de celui-là, rien que ça. Dans ce parc, on trouve quelques vestiges des temps anciens qui ont tous été plus ou moins reconstruits. Entre les guerres anciennes, les incendies, la seconde guerre mondiale, il ne reste plus beaucoup de pierres d'époques. Néanmoins, les bâtiments ont toujours été reconstruits selon les techniques traditionnelles, et sont considérés comme authentiques par les japonais. Si je me rappelle bien de ce que j'ai lu, il y avait 19 petites tourelles comme celle-ci avant. Maintenant, il n'en reste plus que 3, et leur accès est strictement interdit au public. Lorsque l'on se trouve dans cette dernière, on peut apercevoir le Mont Fuji par temps très clair.
Ci-dessous, quelques petites vidéos, toujours dans le parc Higashi :












































